Un yacht est, du point de vue d’un enfant, un objet presque parfait : une piscine qui se déplace, un toboggan vers la mer, un endroit où dormir qui est aussi un endroit à explorer. C’est également un environnement aux arêtes dures et au périmètre ouvert. Presque tout ce qui détermine la réussite d’une location en famille se décide avant l’embarquement, dans le choix du bateau et la forme de l’itinéraire.
Le bateau d’abord
Trois caractéristiques comptent plus que toutes les autres. Les filets de pontage sur tout le périmètre — beaucoup d’unités en possèdent dans un coffre et les poseront avant l’arrivée si on le demande, mais presque aucune ne le fait spontanément. Une plage arrière au niveau de l’eau, qui transforme la mer en quelque chose qu’un enfant de six ans peut aborder et quitter seul. Et de l’ombre : un pont arrière couvert compte bien davantage avec des enfants qu’avec des adultes, parce qu’ils seront dehors à quatorze heures, que cela ait été prévu ou non.
L’agencement des cabines vient ensuite. Les enfants doivent être contigus à leurs parents, idéalement au même niveau ; une cabine deux ponts plus bas est inutilisable en dessous d’une dizaine d’années. Les configurations en lits superposés existent sur de nombreuses unités et constituent souvent la meilleure solution pour une fratrie.
- Filets — sont-ils à bord, et seront-ils posés avant l’embarquement ?
- Contiguïté des cabines — les enfants peuvent-ils être à côté des parents, au même niveau ?
- Gilets — aux bonnes tailles, pas les plus petits modèles adultes.
- Expérience de l’équipage — une hôtesse habituée aux familles vaut beaucoup.
- Jouets nautiques par âge — un seabob n’est pas pour un enfant de sept ans ; une plateforme gonflable, oui.
- Cabine pour la nurse — disponible, et à quel coût sur le compte invités ?
L’itinéraire change de forme
Avec des enfants à bord, les étapes raccourcissent et les mouillages s’aplatissent. La Côte d’Azur s’y prête idéalement : les îles de Lérins, Villefranche, la face est du cap d’Antibes et Golfe-Juan sont tous à moins de quatre-vingt-dix minutes les uns des autres et offrent tous une eau plate. Prévoyez de naviguer le matin, quand la mer est calme et les enfants frais, et d’être au mouillage pour le déjeuner.
Résistez à la tentation de couvrir de la distance. Une semaine qui bouge deux fois et se baigne six jours est une bien meilleure location familiale qu’une semaine qui visite neuf endroits. Nos itinéraires à la journée donnent les routes courtes qui fonctionnent.
Nous organisons des locations familiales chaque saison et savons quels équipages sont bons avec les enfants.
La fiche de préférences, pour les enfants
Remplissez-la aussi soigneusement pour eux que pour vous. Ce qu’ils mangent et, plus utilement, ce qu’ils refuseront. S’ils dînent à dix-huit heures ou avec les adultes à vingt et une. Les allergies, par écrit, deux fois. Les heures de sommeil, pour que l’équipage sache quand le pont arrière doit être silencieux. Et tout équipement nécessaire à bord — lit parapluie, chaise haute, stérilisateur, occultation d’un hublot — que la plupart des unités se procureront avec quinze jours de préavis.
Les premiers jours
Attendez-vous à une adaptation. Le premier jour est souvent un peu chaotique : espace nouveau, règles nouvelles, un équipage inconnu. Dès le deuxième matin, la plupart des enfants ont trouvé leur rythme, généralement autour de la plage arrière et d’un membre d’équipage qu’ils ont adopté. Les bons équipages accélèrent cela délibérément — une visite de la passerelle le premier après-midi fait davantage pour la semaine d’un enfant de neuf ans que n’importe quel jouet à bord.
Posez deux règles le premier jour et tenez-les : pas d’accès à l’arrière sans adulte, et gilet dans l’annexe toujours, y compris pour le trajet de quatre-vingt-dix secondes jusqu’à la plage.
À terre
Coupez la semaine par de la terre ferme. Les plages à eau peu profonde de Pampelonne, la promenade sur Sainte-Marguerite, une matinée dans les parcs près d’Antibes si les âges s’y prêtent. L’intérêt de mouiller près de la côte est précisément que le rivage reste une option, et les enfants profitent d’une journée hors du bateau davantage que les adultes.
Un mot sur les nurses
Une nurse qualifiée transforme une location familiale, et le calcul est simple : elle occupe une cabine, et sur une unité plafonnée à douze invités elle peut occuper une place. Évoquez-le tôt. Sur les grandes unités, une couchette d’équipage est souvent disponible, ce qui résout la question. Si une nurse n’est pas praticable, demandez plutôt si l’hôtesse du bord est à l’aise avec les enfants — plusieurs le sont remarquablement, et c’est le genre de chose qu’un courtier qui connaît personnellement les équipages peut vous dire avant plutôt qu’après.